Axe 1 : l’animation de quartier

Les éléments du diagnostic
 
Des situations individuelles parfois complexes :
[ Une paupérisation du quartier,
[ Des situations d’isolement toujours présentes,
[ La présence d’enfants très jeunes (8-10 ans) tard le soir en bas des tours, est aussi significatif d’un « laisser-faire » de la part des parents, symptomatique de difficultés éducatives et sociales.
 
Cela ne facilite pas à priori la relation aux autres. Cela complexifie la mise en relation mais aussi fragilise les « engagements » : on a autre chose à penser qu’à s’impliquer dans la vie du quartier.
 
Un rapport à son lieu de vie très diversifié :
[ Un rapport au voisinage parfois difficile,
[ Une expression très partagée sur la méconnaissance de ses voisins, un sentiment de repli de certains,
[ Un rapport à son lieu d’habitation très relatif en fonction des barres concernées (certains halls d’entrée sont décorés, d’autres complètement délaissés)
 
La qualité de ses relations de voisinage est fortement déterminante dans le sentiment de bien être vis à vis de son appartement. L’entretien des parties collectives est un bon indicateur de « l’ambiance » d’un immeuble. Unanimement, le gardien d’immeuble est fortement apprécié.
 
Un rapport aux espaces extérieurs :
[ Les familles semblent abandonner progressivement l’espace extérieur. La vie « en plein air » est en baisse. Alors, qu’il y a quelques années, de nombreuses familles se réunissaient sur différents espaces du quartier pour passer la journée ensemble, pratiquer des activités en commun, cela est aujourd’hui moins visible, et à une échelle bien moindre.
[ Un irrespect vis à vis des espaces extérieurs est aussi constaté. Cela se traduit par un comportement peu citoyen des propriétaires de chien, au jet de déchets ménagers et alimentaires par les fenêtres.
 
L’ORU, une évolution pour répondre à plusieurs questionnements :
Le plan de circulation dans le quartier, le mobilier urbain, les aires de jeux, la configuration générale des espaces publics sont autant de sujets qui font l’objet de critiques récurrentes par des habitants. Le volet urbain de l’ORU a la volonté de prendre en compte ces éléments pour répondre au mieux aux besoins des habitants.
Cette opération va donner la possibilité aux habitants d’investir de nouveaux lieux ou de se les réapproprier. Il s’agit de faciliter cette démarche pour lutter contre l’isolement et éviter éventuellement certains « marquages » des lieux.
 
 
La prégnance du Centre Socioculturel sur le quartier :
La maison de quartier du Clou Bouchet a connu un fort développement de son projet sur les quatre années passées. Cela s’est traduit par une augmentation significative des propositions d’animation, du nombre de personnes touchées et une hausse du nombre de bénévoles. Egalement, la volonté énoncée lors du dernier contrat de projet de faciliter l’accès des personnes « éloignées » a été correctement menée, initiant la venue d’un nouveau public.
Cependant, on peut constater que cette dynamique s’est principalement inscrite dans les locaux de la structure, le nombre d’activités de quartier ayant peu évolué. Seule la guinguette a été créée comme nouvelle action, avec déjà une volonté de sortir des murs du CSC. De plus, des habitants ne fréquentent toujours pas le CSC et ne s’impliquent pas forcement dans la vie du quartier. Il ne s’agit nullement d’une remise en cause du projet développé depuis plusieurs années, mais plus de « mettre à niveau » la fonction de développement social local sur le quartier, consolider le lien avec le territoire.
 
Ainsi, l’ORU, qui va offrir des perspectives de travail, et la volonté du CSC de développer son action de quartier confortent le choix de l’orientation animation de la vie de quartier.
 
Un assez grand turn-over se passe sur le quartier, lié évidemment à la typologie de l’habitat. Ainsi, cela signifie à la fois que de nouvelles personnes arrivent régulièrement sur le quartier, ce qui nécessite de travailler sur la rencontre. Mais aussi, une certaine rapidité d’action doit être mise en œuvre.
 
 
Un principe d’action
 
Il ne s’agit surtout pas de mettre la vie de quartier « sous perfusion » du CSC. La mobilisation des habitants, le soutien aux initiatives doivent être des priorités d’action pour assurer un développement des actions, la pertinence de celles-ci mais aussi leurs pérennités. Il s’agit bien de re-dynamiser et ou d’initier de nouvelles pratiques en lien avec les nouveaux espaces.
 
 
Objectifs poursuivis
 
L’objectif général est d’améliorer la qualité de vie des habitants sur le quartier du Clou Bouchet.
 
Les objectifs opérationnels :
[ Renforcer la communication en direction des habitants,
[ Développer et accompagner les initiatives d’habitants,
[ Développer les animations de quartier, de proximité.
 
 
Public ciblé
Tous les habitants du quartier, avec une attention particulière en direction des personnes qui ne s’impliquent pas encore dans le CSC ou sur le quartier.
 
 
Moyens matériels et financiers envisagés
 
La volonté étant de développer fortement les actions au cœur du quartier, sans pour autant diminuer l’ampleur du projet actuellement mené, il est évident que de nouveaux moyens vont devoir être trouvés. Cette orientation, s’inscrivant à la fois dans l’ORU et les orientations du CUCS, nous amènera donc à solliciter ces financements pour les actions mises en œuvre. En terme de moyens humains, un animateur spécifique est recruté en CAE. Cela permet de faire vivre le projet, pour un coût raisonnable et sans nuire à la disponibilité de l’équipe sur le reste des actions.
 
 
 
 
Modalités d’organisation
 
Renforcer la communication en direction des habitants
[ Une plaquette du CSC, plus détaillée et attractive que celle de l’ESN, doit être réalisée. Il s’agit de bien faire connaître les activités proposées, leurs contenus, mais aussi de mettre en avant l’ensemble des instances de participation possible pour les habitants (cf. page 108),
 
[ Utiliser le livret d’accueil de l’OPAC pour joindre la plaquette du CSC (penser en plusieurs langues),
 
[ Dans le cadre de la charte d’accueil de l’ORU, un temps d’accueil en direction des nouveaux locataires doit se mettre en place. Il s’agit, une fois par trimestre de proposer un pot d’accueil à ces personnes. Des bénévoles du CSC, l’OPAC et la mairie de quartier seront présents pour animer ce temps,
 
[ Le journal de quartier est un outil pertinent pour communiquer vers le quartier. Il faudra être vigilant à bien utiliser ce média pour valoriser les actions du centre mais aussi toutes formes d’implication d’habitants sur la vie du quartier,
 
[ Un tableau récapitulant l’ensemble des réunions sera mis en place à l’extérieur du CSC. En effet, on constate que beaucoup de personnes ne sont pas réceptives aux différents courriers et affiches d’invitation à réunion. Mettre un « mémo » des dates et objets des réunions et des commissions doit permettre d’assurer la participation d’un plus grand nombre. C’est aussi s’assurer que chacun peut être destinataire de l’information,
 
[ Le changement de nom de l’association mais aussi le manque de signes distinctifs du bâtiment nous amènent à penser une signalétique et un marquage du bâtiment.
 
 
Développer et accompagner les initiatives d’habitants
[ Donner une meilleure connaissance des outils mis à disposition des habitants pour réaliser leurs projets. Le CSC possède de nombreux outils pour accompagner les initiatives des habitants, tant sur le plan financier (FPH) que technique (fax, mail, photocopieur, locaux, matériel,…). Il n’est pas évident du tout que tout le monde soit au courant de ces différentes possibilités. Une information spécifique doit être réalisée.
 
[ Valoriser les initiatives pour donner envie à d’autres. Annuellement, une soirée des initiatives sera organisée, pour à la fois remercier ces personnes de leur investissement, les valoriser auprès des partenaires mais aussi montrer au reste du quartier ce qu’il est possible de faire. C’est aussi structurer un réseau de porteurs de projets.
 
[ Amener les habitants à être acteurs des animations de quartier en créant une instance de bénévoles « animation de quartier ».
 
 
Développer les animations de quartier, de proximité
Ces animations doivent permettre de créer des espaces d’échange entre habitants, et d’échange entre habitants et professionnels (soit créer des temps de « recueil d’infos » sur la vie du quartier, sur les modes de vie pour ensuite pouvoir élaborer des actions).
 
Trois types d’actions peuvent être déclinés :
  • Les actions « concours » : balcons fleuris, décoration des halls d’entrée. Ces actions ont l’avantage de permettre l’ouverture de la sphère privée et aussi de pouvoir être portées par un individu seul ou un petit groupe,
 
  • Les actions « bas des tours » : la caravane à histoire, les tournois de pétanques, les pique-niques et verre de l’amitié entre voisins,… Cela permet à la fois de toucher un public ne fréquentant pas la structure mais aussi d’amener les habitants à réinvestir les espaces publics,
 
  • Les actions conviviales au sein de la structure seront toujours maintenues pour assurer aussi la rencontre de tous les habitants au sein d’un même lieu. Il ne faut pas créer ou renforcer une approche trop sectorielle du quartier. Un équilibre est à trouver entre proximité et quartier.
 
Sans être une animation de quartier, les sorties de quartier sont une réelle demande des familles, adultes et enfants. C’est encore l’occasion de permettre à plus de cinquante personnes à chaque fois de vivre un temps long en commun, créateur de lien et d’échange.
 
 
 
 
 
Indicateurs retenus pour l’évaluation
 
  • A travers les temps de rencontre en bas des tours, une attention particulière sera apportée aux propos tenus concernant à la fois la qualité relationnelle exprimée par les personnes et leur vision de la vie du quartier,
 
  • Le niveau de prise en charge des animations de quartier par les habitants eux-mêmes sera un bon indicateur de l’investissement des personnes à l’animation de la vie du quartier,
 
  • L’évolution des conflits de voisinage sera également un indicateur de l’amélioration de la qualité de vie sur le quartier. Cette donnée pourra être mesurée grâce aux retours effectués à la fois par l’Agence de Médiation Sociale et les gardiens de l’OPAC,
 
  • Le respect des espaces extérieurs est un indicateur pertinent pour ce projet. Les visions des agents municipaux en charge de l’entretien, ainsi que les gardiens de l’OPAC peuvent permettre de mesurer des évolutions.
 
 
Résultats attendus
 
  • Une augmentation régulière du nombre d’initiatives d’habitants sur les 4 ans,
  • Une augmentation du nombre de bénévoles présents sur les temps festifs,
  • Un respect de l’environnement extérieur,
  • Une augmentation du nombre de personnes touchées par les animations,
  • La création de réseaux relationnels positifs entre les voisins,
  • Une meilleure connaissance des activités du CSC par les habitants,
  • Une augmentation du nombre d’animations de quartier et de sorties.
 
 

 

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